Vous voulez offrir un Coran au nom d'un parent décédé. Le Prophète ﷺ a permis de donner une aumône au nom d'un défunt, et un Coran déposé à Makkah continue de servir longtemps après le dépôt.
Ce que c'est
Une aumône en son nom
Al-Bukhari n° 2760
Exemple
Le puits de Sa'd
Abou Daoud n° 1681
Ce qui reste
Un Coran lu à Makkah
Bien après le dépôt
Deux choses à ne pas confondre
| Ce que le défunt a laissé lui-même | Ce que vous faites pour lui | |
|---|---|---|
| Exemples | Une aumône continue qu'il a lancée, une science qu'il a transmise, un enfant pieux | Une aumône en son nom, une invocation, une omra ou un Hajj par procuration |
| Source | Muslim n° 1631 | Al-Bukhari n° 2760, Abou Daoud n° 1681 |
Le hadith de Muslim n° 1631 parle des œuvres du défunt lui-même : « Quand l'homme meurt, ses œuvres s'arrêtent, sauf trois : une aumône continue, une science dont on tire profit, ou un enfant pieux qui invoque pour lui. »
Un waqf Coran que vous offrez aujourd'hui pour votre mère n'est pas une œuvre qu'elle a laissée. C'est une aumône que vous faites en son nom. C'est la deuxième colonne, et les hadiths ci-dessous montrent qu'elle est permise.
L'aumône au nom d'un défunt
'Aïcha (radiyAllahu 'anha) rapporte qu'un homme a dit au Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) : « Ma mère est morte subitement. Je pense que si elle avait pu parler, elle aurait donné une aumône. Puis-je donner pour elle ? » Il a répondu : « Oui, donne en aumône pour elle » (Al-Bukhari n° 2760).
La mère n'avait rien demandé. Son fils a pris l'initiative, et le Prophète ﷺ l'a approuvé.
Le puits de Sa'd : une aumône qui dure
Sa'd ibn 'Ubada (radiyAllahu 'anhu) a perdu sa mère. Il a demandé au Prophète ﷺ quelle aumône était la meilleure. Il a répondu : « L'eau. » Sa'd a creusé un puits et a dit : « Il est pour Umm Sa'd » (Abou Daoud n° 1681, jugé hasan par Al-Albani).
Un puits sert à chaque personne qui vient y boire, longtemps après qu'on l'a creusé. Un Coran déposé à Makkah fonctionne de la même façon : il sert à chaque personne qui l'ouvre pour lire.
Ce qui se passe concrètement
Vous donnez le nom du défunt
Le Coran est offert en son nom, par exemple « pour Fatima, fille de Mohamed ».
Le Coran est déposé à Makkah
Un étudiant en sciences religieuses le dépose sur place, à la disposition des lecteurs.
Vous recevez la preuve
Une photo ou une vidéo du dépôt arrive sur votre WhatsApp. Elle reste privée.
Le service fonctionne sur réservation, selon la disponibilité d'un étudiant à Makkah. Le détail est sur la page Waqf Coran. Pour comprendre le waqf en général, lisez Waqf Coran : ce que c'est et comment ça marche.
D'autres actes pour un défunt
Le waqf Coran n'est pas le seul acte possible. Vous pouvez aussi faire accomplir une Omra Badal ou un Hajj Badal en son nom, si les conditions sont réunies. L'invocation (du'a) pour lui reste possible chaque jour, par vous-même.
Questions fréquentes
Une aumône faite au nom d'un défunt lui profite-t-elle ?
Oui. Un homme a demandé au Prophète ﷺ s'il pouvait donner une aumône au nom de sa mère morte subitement ; il a répondu : « Oui, donne en aumône pour elle » (Al-Bukhari n° 2760).
Le défunt doit-il avoir demandé ce waqf de son vivant ?
Non. Dans le hadith d'Al-Bukhari n° 2760, la mère n'avait rien demandé : son fils pensait seulement qu'elle aurait donné si elle avait pu parler.
Peut-on offrir un Coran pour plusieurs défunts ?
Le plus simple est une demande par personne, avec son nom. Pour un cas particulier, demandez l'avis d'un savant.